La naissance de la civilisation égyptienne passionne encore les historiens. Pendant les deux millénaires qui ont précédé le formation de ce royaume, les cultures néolithiques ont continué à se développer, mais sans modification profondes. Cependant, au IV° millénaire, les contacts avec la civilisation Sumérienne provoque une véritable mutation. L’Egypte utilise alors le cylindre- sceau, développe l’art de bâtir en briques, la technique de construire des bateaux, et surtout l’écriture qui apparaît brusquement, au début de la première Dynastie (~3000 AV J-C). Mais c’est la religion et surtout le dogme de la divinité du Pharaon, qui ont contribué, dès le début, à modeler la structure de la civilisation égyptienne. Selon la tradition l’unification du pays et la fondation de l’état furent l’œuvre du premier souverain, connu sous le nom de Ménès. Venu du sud du pays, Ménès bâtit la nouvelle capitale pour l’Egypte unifié à Memphis, près de l’actuelle ville du Caire. C’est là qu’il célébra pour la « Première fois » la cérémonie du couronnement. Par la suite et pendant plus de 3000 ans, les Pharaons ont été couronnés à Memphis. Très probablement la cérémonie culminante répétait celle inaugurée par Ménès. Ce n’était pas une commémoration des exploits de Ménès, mais le renouvellement de la source créatrice présente dans l’évènement originel. Cette époque appelée Tep zepi (la première fois) a duré depuis l’apparition du dieu créateur au dessus des eaux primordiales, jusqu’à l’intronisation de Horus. Cette période de « la première fois » constitue sans conteste l’Age d’or de la perfection absolue avant que tous les malheurs de la terre s’abattent sur l’Egypte. Cette ère merveilleuse est désignée comme étant le « temps de Rê », d’Osiris ou d’Horus. Le fondateur de l'Egypte est défini par la tradition comme le premier homme ayant régné après les demi-dieux. On lui attribut aussi la fondation du « mur blanc (Memphis) », la création de l'écriture, du culte de Ptah et d’un temple pour le dieu. Dans un magasin souterrain de la pyramide de Djoser, au milieu d'autres récipients, on a découvert une jatte de porphyre au nom de Ménès. Manéthon rapporte que ce pharaon aurait été tué par un hippopotame.




