
Le mot « Pharaon » vient de la version grecque de
Le premier de ces noms est le nom d’Horus. En tant que roi, le Pharaon était considéré comme le successeur légitime d’Horus. De même qu’Horus, dieu faucon fils d’Osiris et d’Isis, avait hérité de son père la royauté de l’Egypte, de même le Pharaon était conçu comme « l’Horus vivant », la réincarnation du premier roi mythique.
Le deuxième nom dit des « deux déesses » rappelle la période où l’Egypte était divisée en deux royaume distinct : le royaume du Nord protégé par
Le troisième nom : « Horus d’Or » évoque très probablement le combat mythique et la victoire d’Horus sur son oncle Seth qui avait cherché à lui usurper la suprématie qui lui revenait de par son père Osiris.
Le quatrième nom, que l’on appelle le « prénom » est toujours précédé de la formule « Le Roi de la haute et de
Le cinquième nom est précédé du titre « le Fils de Râ », le dieu solaire.
Les deux derniers noms de la titulature royale ou du protocole étaient inscrits à l’intérieur de ce que l’on appelle le « cartouche » :
C’est un nœud de corde qui symbolise « Ce que le soleil encercle » et représente l’Univers entier qui appartient en fait au Pharaon. Le texte grec du décret de Memphis (Pierre de Rosette qui comprend : une partie en hiéroglyphes, une autre en écriture démotique et une troisième en grec) reproduit les cinq noms divins qu’il traduit du texte hiéroglyphique. C’est en partant des signes entourés d’un cartouche (celui de Ptolémée V qu’il retrouva également sur l’obélisque de Philae accompagné du cartouche de l’une des Cléopâtre) que Champolion parvint au déchiffrement des premiers hiéroglyphes.
Le titre de « Pharaon » subsista jusqu’à la fin de l’histoire égyptienne et les souverains lagides ou romains portèrent eux aussi leur nom d’ « Horus ». C’est ainsi que l’empereur Auguste se fit appeler en Egypte : « l’Horus, celui au bras puissant, le Grand de force ».


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