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Ouverture spéciale

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Dimanche 17 septembre 2006
 Intro: Mi Mai nous avions rédigé un premier article sur les blasons et les armoiries, survolant les couleurs et les "meubles" trouvant place sur ces blasons. Nous y revenons aujourd'hui ayant découvert à notre tour un blason familial.
 

Grace à faluche.net ,nous pouvons apporter un peu plus de précisions afin d'éclairer notre propre lanterne.
Mais nous n'avons pas encore tous les éléments souhaités.
Nous vous ferons découvrir nos futures recherches, sachant que notre propre enquete se porte sur un blason dont les origines semblent nous guider vers l'ile de Malte où nous nous attarderons afin de découvrir l'histoire des Chevaliers de Malte, anciennement les Chevaliers de Rhodes...

Généralités

Le blason et l'héraldique prennent naissance avec la sophistication des armes défensives des combattants du moyen-âge. C'est le heaume, casque cylindrique d'abord uniquement composé d'une pièce nasale à laquelle s'adjoignent des pièces latérales et supérieures, qui rendent le combattant méconnaissable de ses partisants. L'écu complétera le costume du combattant, de forme oblongue généralement triangulaire, il explique la forme du blason.


Le tournoi favorise l'extension du blason, mais c'est par l'usage du sceau que l'héraldique touche toute la société médiévale du noble au paysan en passant par l'ecclésiastique.
Les villes eurent des sceaux très tôt au XIIième siècle, Lille en 1199. Les armoiries se composent de deux éléments: des figures et des couleurs. Il existe des armoiries dépourvues de figures: la ville de Douai, mais il n'en existe pas qui soient dépourvues de couleurs.
L'originalité du système héraldique réside dans le fait qu'il emploie un petit nombre de couleurs.
Ces couleurs sont, en outre, tout à fait intellectuelles: le blason reconnaît ni les nuances, ni les différences de tonalité. Le gueules, par exemple, n'est pas plus un vermillon qu'un carmin ou qu'un écarlate, c'est un rouge, un rouge abstrait, un rouge conceptuel, auquel l'artiste est libre de donner la nuance qui lui plaît.

Depuis le XVième siècle, les couleurs, en héraldique, portent le nom générique d'émaux.
Ces émaux se subdivisent en deux groupes: les métaux (or et argent) et les couleurs proprement dites (gueules, sable, azur, sinople, pourpre et quelques autres d'emploi plus rare). Il existe par ailleurs des fourrures: l'hermine et le vair.
Les métaux sont l'or et l'argent symbolisés respectivement par le jaune et le blanc.
Les couleurs proprement dites: gueules: rouge, sable: noir, azur: bleu, sinople: vert, pourpre: gris brun puis violet ou rouge violacé.
Le vair symbolise la fourrure de l'écureuil de l'espèce petit gris fréquent dans les forêts d'Europe à cette époque.
L'hermine symbolise le pelage de cet animal.

Les règles d'emploi des émaux sont strictes: il est interdit de superposer ou de juxtaposer deux émaux appartenant au même groupe.
Il existe des cas techniques non soumis à la règle des émaux. Tout d'abord, les armoiries écartelées pour lesquelles on considère que chaque quartier à une existence héraldique indépendante. Ensuite, les brisures et les petits détails (langue, griffe ou couronne des animaux...) pensent être forés métal sur métal et couleur sur couleur.
Les figures forment le second élément dont se composent les armoiries. il existe les pièces et les partitions et les meubles.
Les pièces sont des figures géométriques qui semblent comme ajoutées, plaquées sur l'écu.
Les partitions sont le résultat de la division même du champ de l'écu en plusieurs bandes ou cases de taille égale.
Les meubles comprennent les animaux et les végétaux réels ou imaginaires. Le lion, l'aigle et la merlette sont les plus employés.
Le lion et l'aigle ont une signification politique. Les armoiries à l'aigle sont celles des partisans de l'empereur, celles au lion les armoiries de ses adversaires. Une particularité à signaler: l'aigle en héraldique est de sexe féminin, on parle d'une aigle.
Le léopard est blasonné dans les possessions des Plantagenets: Guyenne, Normandie, famille royale anglaise.
Les poissons sont peu utilisés sauf le bar et le dauphin.
Le dauphin est blasonné dans les possessions propres des fils ainés des familles régnantes.
Parmi les végétaux, la fleur de lis, le trèfle, la rose et le quintefeuille. La fleur de lis est l'emblème adopté par les rois de France, le blason azur semé de trois fleur de lis est rapport avec la trinité divine. La disposition des figures n'est pas laissée au hasard. Celles des pièces et partitions est fixée par leur nature. Un seul meuble est employé comme figure principale, se place au centre et occupe la plus grande surface possible. Deux meubles identiques se placent soit à côte à côte, soit l'un en dessous de l'autre. Deux lions rampants sont adossés ou affrontés, tandis que deux léopards sont posés l'un en chef et l'autre en pointe.
Trois meubles identiques se poseront selon leur forme, soit deux en chef et un en pointe (cas le plus fréquent), soit l'un en dessous de l'autre, cas des léopards.
Quatre meubles se poseront 2 et 2; cinq meubles 2, 1, 2; six meubles 3, 2, 1.
Ce ne sont pas des règles impératives, mais des conventions graphiques, dues à la forme triangulaire de l'écu. Dans le cas d'un écu rond, ovale ou en losange, la mise en place traditionnelle peut subir des modifications afin de s'adapter au cadre.

Autre point important en héraldique, la brisure. Deux personnages ne peuvent porter les mêmes armoiries. Au moyen-âge, en effet, parmi les mâles d'une même famille, un seul à théoriquement le droit de porter les armoiries familiales pleines : c'est à dire intactes, l'ainé de la branche ainée.  Les autres doivent y apporter une légére modification appelée brisure, afin d'y apporter qu'il ne sont pas chef d'arme.Les fils du vivant de leur père, ou, le père mort, les fils cadets du vivant de l'ainé doivent aussi briser.
Il existe différents modes de brisures. Outre le changement de couleurs, certaines pièces sont ajoutées au blason.
Le lambel est une figure constituée par une traverse horizontale placée en chef et ornée d'un nombre variable de pendants. D'autres pièces seront utilisées: la bande, la bordure...
A la génération suivante, les armoiries seront surbaissées.

 A la génération suivante, les armoiries seront surbaissées.
L'étude de ces brisures permet de comprendre pourquoi plusieurs provinces sont symbolisées par les mêmes couleurs.
Antérieurement à Charles V, le roi de France porte azur semé de fleur de lis. Aussi Artois, Bourgogne, Manche, Touraine, Maine et Bourbonnais sont des possessions offertes à des cadets de France. D'abord strictement personnelle, la brisure des princes ruinés devient ensuite la marque distinctive des titulaires successifs d'un même apanage. Le lambel d'argent est l'insigne des princes d'Orléans. La bordure de gueules sera la marque distinctive des princes d'Anjou, elle sera engrelée chez tous les Berry, camponnée chez tous les Bourgogne. L'Ile de France, possession personnelle des rois de France, porte comme lui azur à trois fleurs de lis.
Le Dauphiné avant 1349 est dénommé Viennois. Il est la possession de Gulgnes VII dauphin de la 1ère maison de Bourgogne, quand Jean II le bon l'achète pour son fils, le futur Charles V, celui-ci écartèle de France et de Viennois. Ceci explique qu'en terme de couleurs l'Artois et le Berry aient les mêmes.

Par Morgane et Merlin - Publié dans : morganetmerlin.voyance
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